Films

We are all tied to our destiny and there is no way we can liberate ourselves

Whatever you write about me, don't make it sad

-Rita Hayworth-













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Rita Hayworth entreprit le tournage de Salomé dans les tous premiers jours de l’année 1953 ; l’action commence à Rome, en l’an 30. L’empereur Tibere vient de bannir la princesse juive, Salomé (Rita Hayworth) parce-que celle-ci a osé séduire un Romain du nom de Marcellus. Marcellus s’étant conduit lâchement, Salomé maudit tous les romains puis prend place sur le Trirène qui amene Ponce Pilate et son second Claudius (Stewart Granger) vers la Galilée…
La Galilée est gouvernée par le Roi Hérode (Charles Laughton)et sa femme Herodiade (Judith Anderson) la propre mère de Salomé. Hérode et Hérodiade  mènent une existence dissolue, ce qui les fait fortement critiquer par leurs sujets. Ainsi, le prophète, Jean Baptiste stigmatise les souverains publiquement. Ce qui ne plait guère à Herodiade , laquelle exige la mort de Jean. Hérode par contre, redoute cette exécution car une prédiction le menace d’une fin atroce si Jean est assassiné. Profitant du désir qu’éprouve Herode pour sa belle-fille Salomé, Herodiade obtient la tête de Jean. Ecœurée, Salomé quitte le palais avec Claudius qui est amoureux d’elle depuis qu’ils se sont rencontrés. La jeune femme est maintenant convaincue de la véracité de l’amour du romain et accepte de partir avec lui. Ils vont ensemble se mêler à la foule pour entendre prêcher celui qu’on appelle le Messie, Jésus de Nazareth…


Lors de la sortie du film au printemps 53 aux Etats-Unis, puis le 28 Août en France…Les critiques furent partagées mais dans l’ensemble se dirent toutes assez satisfaites de ce péplum qui correspondait tout à fait à ce que le public attendait à cette époque. Ainsi on put lire dans L’index de la cinématographie Française « L’histoire de la célèbre fille d’Herodiade et tous les épisodes tragiques qui s’y rattachent, dont la décollation de saint Jean-Baptiste, a fourni le sujet d’une luxueuse production pleine de couleurs. La danse des sept voiles exécutée par l’incomparable Rita Hayworth est l’attraction centrale et vraiment réussie de ce film fertile en éléments spectaculaires ».


« L’importante distribution comprend, en toutre, les noms de Stewart Granger, sympathique et spirituel jeune premier et du fin Charles Laughton »


Il est nullement indifférent que ce sujet ait été tourné par William Dieterle, metteur en scène consciencieux, sur les rives mêmes du Jourdain. Cette production biblique est une de celles qui rappellent le moins Hollywood. De très beaux tableaux ont été composés comme la longue procession de l’escorte de Pilate à travers la campagne Galiléenne, arrivant au bord du fleuve sacré où Jean officie.


La présentation de la tête du prophète sur un plat en argent est une des scènes très saisissante. Quant à la fameuse danse des sept voiles, parfaitement mis au point et magnifiquement interpretée, possède toute la volupté et toute la lascivité de ce véritable strip-tease à l’ancienne.


Si certains discutèrent l’authenticité de la création de Rita Hayworth, qui tint ici avant tout à rester elle-même et dont la coiffure, par exemple a peu évoluée depuis Gilda, son interprétation n’en est pas moins vivante et émouvante. Rita confère à son personnage une beauté et une sincérité qui s’exprime parfaitement dans sa danse, un modèle du genre ; Désinvolte et moqueur, Stewart Granger sait, lui aussi, être plein d’allant dans les scènes d’action, tandis que les mimiques du subtil Charles Laughton sont inimitables.


Ce film, petite réussite commerciale se révéla être une production payante pour Harry Cohn et la Columbia.  Quelques mois après sa sortie, Rita Hayworth annonçait à l’Amérique qu’elle allait se marier pour la quatrième fois.


Source: Christian Dureau "Rita Hayworth"