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Cliquez ici, si la page ne s'affiche pas correctement Rita Hayworth entreprit le tournage de Salomé dans les tous premiers jours de l’année 1953 ; l’action commence à Rome, en l’an 30. L’empereur Tibere vient de bannir la princesse juive, Salomé (Rita Hayworth) parce-que celle-ci a osé séduire un Romain du nom de Marcellus. Marcellus s’étant conduit lâchement, Salomé maudit tous les romains puis prend place sur le Trirène qui amene Ponce Pilate et son second Claudius (Stewart Granger) vers la Galilée… Lors de la sortie du film au printemps 53 aux Etats-Unis, puis le 28 Août en France…Les critiques furent partagées mais dans l’ensemble se dirent toutes assez satisfaites de ce péplum qui correspondait tout à fait à ce que le public attendait à cette époque. Ainsi on put lire dans L’index de la cinématographie Française « L’histoire de la célèbre fille d’Herodiade et tous les épisodes tragiques qui s’y rattachent, dont la décollation de saint Jean-Baptiste, a fourni le sujet d’une luxueuse production pleine de couleurs. La danse des sept voiles exécutée par l’incomparable Rita Hayworth est l’attraction centrale et vraiment réussie de ce film fertile en éléments spectaculaires ». « L’importante distribution comprend, en toutre, les noms de Stewart Granger, sympathique et spirituel jeune premier et du fin Charles Laughton » Il est nullement indifférent que ce sujet ait été tourné par William Dieterle, metteur en scène consciencieux, sur les rives mêmes du Jourdain. Cette production biblique est une de celles qui rappellent le moins Hollywood. De très beaux tableaux ont été composés comme la longue procession de l’escorte de Pilate à travers la campagne Galiléenne, arrivant au bord du fleuve sacré où Jean officie. La présentation de la tête du prophète sur un plat en argent est une des scènes très saisissante. Quant à la fameuse danse des sept voiles, parfaitement mis au point et magnifiquement interpretée, possède toute la volupté et toute la lascivité de ce véritable strip-tease à l’ancienne. Si certains discutèrent l’authenticité de la création de Rita Hayworth, qui tint ici avant tout à rester elle-même et dont la coiffure, par exemple a peu évoluée depuis Gilda, son interprétation n’en est pas moins vivante et émouvante. Rita confère à son personnage une beauté et une sincérité qui s’exprime parfaitement dans sa danse, un modèle du genre ; Désinvolte et moqueur, Stewart Granger sait, lui aussi, être plein d’allant dans les scènes d’action, tandis que les mimiques du subtil Charles Laughton sont inimitables. Ce film, petite réussite commerciale se révéla être une production payante pour Harry Cohn et la Columbia. Quelques mois après sa sortie, Rita Hayworth annonçait à l’Amérique qu’elle allait se marier pour la quatrième fois. Source: Christian Dureau "Rita Hayworth" |






